Ode à Laura

La première fois que j’ai rencontré Laura, j’avais 19 ans. J’étais dans un houseparty à thématique aérobie avec mon nouveau copain de l’époque. J’avais enfilée des leggings gris, un chandail bleu poudre du Garage, des leg warmers, un bandeau rose fluo et j’en passe. Je m’étais inspirée du style d’Olivia Newton-John dans « Physical ».

Je parlais avec cette inconnue super sympathique quand un gars qui nous connaissait toutes deux individuellement est arrivé devant nous et nous a lâché un «  Laura et Laurence qui sont habillée pareille dans un party, coïncidence ? Je ne crois pas ». C’est vrai qu’on était habillée pareille. En plus, nous avions un prénom similaire ; tout comme notre couleur de cheveux. Bref, nos similitudes étaient trop étranges pour n’être que du hasard. Ça n’a pas pris beaucoup de temps pour que j’apprenne qu’elle était l’ex de mon copain. Les deux étaient restés amis et s’entendaient très bien. J’aurais pu être insécure et/ou jalouse, mais ce n’était pas le cas.

Depuis cette première rencontre, je n’ai pas perdu Laura de vue. Nous avons développé une amitié rapidement et j’avais beaucoup d’admiration pour elle. Quand la relation s’est terminée avec mon chum (on parle d’un gros 6 mois), j’ai pris exemple sur Laura et j’ai maintenu une bonne relation amicale avec lui. Nous avons même été colocataires pendant un peu plus de deux ans dans les dernières années. C’est tout dire.

Laura à gauche et moi à droite!

Laura à gauche et moi à droite!

Jusqu’à tout récemment, Laura avait tout pour elle (d’un œil extérieur, on s’entend). Elle avait un bon emploi bien rémunéré dans un domaine qui l’intéressait, une maison, un amoureux, un chat, un chien, un vélo, etc… Puis, du jour au lendemain, coup de théâtre, elle donnait sa démission à son employeur et faisait ses bagages en direction de Tofino.

tofino

Hier, Laura a pris l’avion en direction de sa province de résidence jusqu’à l’automne (ou plus). Je me doute que ça n’a pas dû être un choix facile à faire et je ne peux m’empêcher de l’admirer davantage. Ça prend du courage et du chien en quantité industrielle pour être capable de dire au revoir à tous les éléments qui sécurisent une personne. Je n’en connais pas beaucoup qui pourraient en faire autant en même temps. À vrai dire, je connais une seule personne capable d’un tel exploit et c’est Laura.

Laura

Elle nous a promis, à Andréanne et moi, de nous écrire des billets sur ses aventures. Nous avons très hâte de la lire.

Bon voyage ma belle amie !!!

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