Mère, Sophie et la Journée de la femme

Avertissement : toute ressemblance avec vous-même ou votre entourage n’est que pure coïncidence et fruit du hasard… sauf en ce qui concerne la première dame du Canada…

En cette Journée de la femme toujours autant mitigée dans mon esprit surtout en voyant la publication de ne notre première dame qui désire que nous célébrions les hommes, je ne peux m’empêcher de penser à Mère. Mère est, comme vous l’aurez deviné, ma maman et je l’aime. Mais, comme toutes les mères, Mère a ses petits défauts…

Mère et notre première dame ont bien une chose en commun: cette mentalité de mettre sur un piédestal les hommes sans même s’en rendre compte.

Ma mère a toujours eu besoin de mon père pour tous les travaux manuels possibles sur la maison: pelleter l’entrer l’hiver, changer les ampoules, poser leurs nouvelles acquisitions d’œuvres d’art sur les murs, déboucher la toilette, arranger la télévision quand le câble décidait de ne pas fonctionner, brancher l’Internet, faire « reset » sur le bouton de l’ordinateur et j’en passe… De plus, ma mère préparait les soupers tous les soirs sauf si c’était du BBQ quand j’étais à la maison, elle laissait la place du bout de la table à l’homme de la maison et elle le servait toujours en premier, sauf si c’était ma fête… Là, j’obtenais mon assiette en premier…

La première fois que j’ai ramené un copain à la maison pour le souper, Mère servait mon père suivi de mon copain en premier… Bon, je me suis dit, à l’époque, qu’elle voulait être polie, mais au bout de quelques (nombreux) soupers, elle ne s’est pas tannée à mon grand désarroi.

Un weekend se déroulant en l’absence de mon père, nous sommes allées acheter mon premier lit double au Ikéa. J’étais folle comme de la marde. Je voulais le monter moi-même. Je savais que ce n’était pas bien compliqué parce que tout le monde arrivait à monter ses meubles Ikéa. Alors, j’ai tout fait toute seule comme une vraie femme autonome et débrouillarde. J’étais vraiment fière de mon résultat. Au retour du voyage de mon père, Mère lui a tout de même demandé de vérifier mon montage… alors que ça faisait déjà deux nuits que je dormais dessus… Naturellement, il a trouvé le moyen de resserrer deux ou trois boulons… Mère m’a dit un « je te l’avais dit que tu aurais dû l’attendre ».

Puis, il y a eu la fois où je suis restée enfermée dans la salle de bain. La poignée verrouillée était brisée et je n’arrivais plus à sortir de la pièce… Ma mère était du bon côté pour arranger le tout alors que mon père n’était pas encore revenu du travail… J’essayais d’expliquer à Mère comment défaire la poignée avec un tournevis, mais elle était tellement sur le bouton panique qu’en fin de compte, mon père a eu le temps de revenir à la maison et de faire exactement ce que j’essayais d’expliquer… Mais, thanks god, un homme était là pour sauver la situation !!!

Je pourrais continuer longtemps avec d’autres exemples, mais je crois que vous avez compris mon point.

Alors, non , en cette Journée de la femme que je ne suis même pas certaine de vouloir célébrer (à cause de ses nombreuses mauvaises interprétations), je ne la partagerai pas avec un homme qui est mon allié en utilisant les mots-clics #DemainEnMains #Égalitécompte parce que même dans les meilleures familles, il reste beaucoup de chemin à faire.

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