Ma sortie au théâtre : Le prénom

Avant de commencer ce blogue, j’écrivais pour des blogues culturelles montréalais : 4MTL et Le blogue de La Boîte de créations culturelles. J’ai cessé d’y écrire pour me concentrer à 100 % sur mon blogue, un choix que je ne remets pas du tout en question (même si je m’ennuie un peu des deux équipes). Ce que je m’ennuie surtout c’est d’écrire des articles qui me permettaient d’assister à une multitude d’événements culturels. Je me suis tellement concentrée sur les lunettes dans la dernière année que j’ai complètement enfouie mon désir d’écrire sur d’autres sujets, et aujourd’hui, avec le ménage du printemps, je me lâche lousse.

Avant hier soir, ma dernière sortie au théâtre datait. Sincèrement, je me souviens peu de la dernière pièce que j’ai vu (là, je ne parle pas de comédie musicale, ça, je m’en souviens !). En fait, je pense que la dernière pièce que j’ai vu était Babel,  à l’Espace Go, en 2002 (shame on me). Si je me trompe, rafraîchissez-moi la mémoire quelqu’un !

Tout ça pour dire qu’hier, je suis allée voir la pièce de théâtre Le prénom. Présentée par Juste pour rire, elle est de retour sur la scène montréalaise jusqu’au 21 mars et en tournée partout au Québec. Cette pièce, mise en scène par Serge Denoncourt, met en vedette 5 comédiens au talent incontestable : Patrice Robitaille, Christian Bégin, Gabriel Sabourin, Catherine-Anne Toupin et Isabelle Vincent.

Un futur papa expose le prénom de son futur héritier à sa famille. Le choix, qui ne leur convient pas, provoque une dégringolade d’opinions et d’idéologies dans un jeu d’acteurs complètement sublime. Christian Bégin joue le rôle d’un professeur d’université, intellectuel, de gauche, qui habite sur le plateau et qui conduit une Hybrid. Patrice Robitaille, beau bonhomme, riche, au dialogue un peu grossier et arrogant, conduit un gros VUS et habite Outremont. Gabriel Sabourin joue le rôle d’un célibataire endurci aux allures un peu gay et Catherine-Anne Toupin joue le rôle de la future maman un peu pimbêche. Enfin, Isabelle Vincent, mon coup de coeur, joue le rôle d’une femme exténuée d’être une femme, une mère, une soeur, une fille. Une pièce bourrée de stéréotypes pour laquelle on a beaucoup de plaisir à imaginer un ami ou un parent pour chacun des personnages. C’est donc facile de rire du début à la fin.

Aucun temps mort, bien équilibré, on peut dire que cette pièce, c’est du grand Serge Denoncourt. D’ailleurs, si vous aviez à choisir entre cette pièce de théâtre et un spectacle d’humour, je vous suggèrerais la pièce sans hésiter. Et pour moi, il ne me reste plus qu’à louer le film (parce que oui, je ne l’ai pas vu). Et je me promets de ne pas attendre 13 autres années avant d’aller voir une prochaine pièce de théâtre.

Le Prénom
Présenté au Théâtre St-Denis
Jusqu’au 21 mars 2015

Image : © La Presse

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