Ma boîte de Pandore

J’ai toujours beaucoup de difficulté à me rendre chez ma psy. Non pas parce que je ne suis pas capable d’accepter ce dont il en ressort, mais plutôt parce que je ne suis pas super bonne pour jaser de moi-même pendant une heure (j’ai toujours peur de ne pas savoir quoi dire). Pourtant, sur le blogue, je n’ai pas de problème à parler de moi, de mes sentiments.

Faque à ma dernière rencontre, je lui ai parlé de mon texte « Arrêtez de penser (sans prendre de l’opium) ». C’est toujours plus facile quand j’ai déjà fait un peu de réflexion avant! Je lui ai donc jasé de mon problème, celui de vouloir arrêter de penser, mais pas arrêter d’aimer. Elle ne m’a pas jugé, parce qu’elle est professionnelle, mais si elle avait pu…

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Après quasiment une heure de bla bla sur le sujet, on a conclu que j’étais mésadaptée au niveau des émotions. Je ne suis pas capable de vivre ou laisser vivre mes émotions. Ma tête, ma logique, elle veut toujours prendre le dessus. Comme si, dans la vie, il y avait une solution à tout problème, même les problèmes d’ordre émotionnel.

Boîte de Pandore, l’origine de tous les malheurs

Depuis qu’il est parti de ma vie, je tente de redevenir la même personne que j’ai toujours été. Celle qui ne veut pas se laisser aller. Celle qui veut avoir l’air d’un rock. Celle dont les gens ont toujours cru qu’elle n’avait pas de problèmes. Celle à qui on a déjà dit: « mais toi, t’as pas ça des émotions ». Parce que la seule solution à mon problème, c’est de redevenir cette personne qui ne prenait pas le temps de se poser des questions, celle qui regardait en avant, celle qui ne passe pas tous ses moments de silence à se remémorer son été 2016, parce qu’elle a envie d’y retourner et d’arrêter le temps (à jamais).

Mais… ma psy est loin d’être d’accord. Au fil des séances, elle souhaite fortement que j’arrête d’être logique et compréhensive. Elle veut que je sois triste d’avoir perdu la personne que j’aime, mais elle veut aussi que je sois capable d’être fâchée d’avoir été aussi facile à tasser. Parce que mes crises d’anxiété, ce ne sont pas un manque de confiance en moi ou en lui, ce ne sont que mes émotions enfouies (pour des raisons encore semi obscures) depuis que je suis toute petite qui essayaient de sortir, mais ma tête, celle qui veut tant bien que mal être compréhensive, les en empêchait… comme toujours.

Ce gars-là que j’ai fréquenté pendant plusieurs mois, il a ouvert ma boîte de Pandore. Il n’a pas vu la fille que tout le monde voit: l’air bête inaccessible. Il a vu la fille vulnérable que je suis et je me suis laissée aller, je me suis ouverte. La boîte s’est ouverte. Pis là, si je veux devenir la fille forte, voire plus forte, que j’étais, je n’ai pas d’autres choix que d’aller fouiller à l’intérieur pour comprendre pourquoi je ne suis pas capable de laisser aller mes émotions (pour de bon).

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